Les fontaines sacrées

Les Celtes en général et les Bretons en particulier ont toujours été fascinés par l'eau vive. Pour les druides, les eaux étaient sacrées et ils attribuaient à celles qui jaillissaient de terre des vertus thérapeutiques (auxquelles nous croyons encore aujourd'hui : d'où le succès du thermalisme). Le christianisme n'a pas aboli le culte des fontaines, auquel le peuple tenait trop, mais il l'a christianisé par la consécration de chaque source à un saint que l'on prie pour obtenir la guérison des hommes ou du bétail. Ainsi les femmes qui manquent de lait vont en demnder à Ste Gwenn, à la fontaine de St Ygeaux ; si un enfant souffre d'entérite, on plonge sa chemise dans la fontaine de St Divy (Dirinon) ; les jeunes filles en mal de mari déposent un mèche de leurs cheveux dans une fontaine de Saint-Jean-du-Doigt ou jettent des épingles dans celle de Ste Barbe à Pont-Augan ; boire à la fontaine Saint Adrien en Baud peut guérir de la colique et contre la fièvre on conseille de boire à la fontaine de St-Morand-en-Chevagné, etc. Ce ne sont que des exemple. La Bretagne compte plusieurs centaines de sources sacrées.

Texte écrit par Yan Brékilien

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